Palavas-les-Flots:Les étangs toujours sous la menace
Finit le combat contre la Ville, l'association Adep croise le fer avec le préfet « Soulagés » du poids de l'assignation qui pesait sur les associations et leur personne, « légitimés » dans leur démarche de protecteurs de l'environnement par une justice relevant « des résultats non négligeables » comme fruit de leurs actions, l'Adep et le Clivem sont revenues, hier, sur l'arrêt de la cour de cassation intervenu le 9 avril en leur faveur (Midi Libre du 17 avril).
Mais s'ils ont évoqué la pénibilité de treize ans de poursuites à leur encontre, d'un promoteur, puis de la mairie, qui leur reprochait un abus de procédure, ce ne fut pas pour tirer gloire d'une décision qu'ils ne jugent pas « une victoire » . Plutôt pour retracer la lutte qui « a permis la protection des étangs
Hier, la prise de parole des militants de ces associations environnementalistes fut aussi l'occasion de rappeler que leur combat n'est pas terminé et que reste en cours une action en justice. Déboutée par le juge administratif pour une question relative à ses statuts, en 2008, l'Adep conteste en effet devant la cour administrative d'appel de Marseille l'arrêté préfectoral approuvant le PPRI (plan de prévention des risques d'inondations) de Palavas, le 25 janvier 2005.
« Ce PPRI autorise la poursuite de l'urbanisation , avance Mikta Fanton, la présidente de l'Adep, en contradiction avec la carte d'aléas, là où le risque est qualifié de très grave et où la hauteur d'eau peut atteindre 1 m. » C'est le cas sur la rive gauche, où il autorise une troisième ligne de bâti avenue Saint-Maurice, dans la zone sud de l'étang du Grec.
« Il y a aussi cette chose incroyable, poursuit-elle, sur la rive droite : les Lamparos et les marines du Prévost sont en zone rouge de l'aléa et classées inconstructibles par le PPRI. Mais c'est une zone entièrement bâtie. Par contre, les terrains contigus, encore nus, sont en secteur constructible. Ils sont pourtant tout autant inondables... » Ce ne sont pas les seuls paradoxes soulevés par l'association, qui n'entend pas renoncer à son devoir de veille, malgré « les misères qui nous ont été faites ».
Article paru dans Midi Libre le 22 avril 2009






Commentaires
titine84100 le 03/05/2009 à 13:52:44bravo pour votre combat pour laisser les étangs dans leur état naturel, il serait abérant qu'il passe en zone constructible, arrêtez de construire, il faut que Palavas reste nature, il y en marre du béton
Claude le 22/04/2009 à 21:35:54
Bravo à cette association qui lutte sans relache contre le bétonnage de Palavas. Je vous lève mon chapeau Madame!