Les machines à voter à Palavas: un moyen de vote contestable et contesté
En parcourant la presse, j'ai retrouvé l'article ci-dessous paru en mars 2008. Comme le dit un proverbe, qui n'entend qu'une cloche n'entend qu'un son.
Le maire de Palavas affirme que les machines à voter sont fiables et que la fraude n'est pas possible.
Et pourtant...Michel Julier avait alerté Christian Jeanjean dès 2007!
Les machines NEDAP sont utilisées entre autres à Palavas-les-Flots, et j'ai eu l'occasion à plusieurs reprises d'informer le maire de Palavas, Mr Christian JEANJEAN, des problèmes que posent ces machines. Une association de Palavas, "ensemble passionnément pour Palavas", demande le retrait de ces machines et fait signer une pétition:
Lors des présidentielles de 2007, et alors que j'avais préalablement alerté le maire sans succès, je m'étais rendu au bureau de vote pour dénoncer les irrégularités. Le président du bureau de vote m'avait refusé le droit de signaler sur le registre les irrégularités que j'avais repérées: ceci est une très grosse irrégularité, capable d'annuler un vote (hélas je n'étais pas accompagné d'un huissier). Une journaliste de Libération était présente et a fait un article sur cet épisode: lire l'article de Libération. Cependant, le résultat n'a pas été affecté: les différences de voix entre les candidats étaient suffisantes pour ne pas modifier le résultat quand bien même 100% des machines à voter auraient été piratées.Lors des législatives de 2007, toujours aucune réponse de Mr Christian JEANJEAN. Le soir des élections, je constate que le résultat est susceptible d'être contesté: dans la 1ère circonscription de l'Hérault, le candidat UMP a été élu, entre autres grâce aux voix des électeurs de Palavas. Or Palavas voté fortement à droite: si Palavas avait voté aussi fortement à gauche, le candidat PS aurait été élu. Mais seuls les candidats malheureux ont le droit de contester une élection. J'ai donc soumis la question au candidat PS malheureux, Mr Michel GUIBAL, et à son équipe. Mais pour une raison que j'ignore, Mr Michel GUIBAL n'a pas souhaité faire valoir son droit à contester sa défaite, malgré les éléments que je lui proposais.
Lundi 3 mars 2008, 6 jours avant le premier tour des municipales et des cantonales, Mr Christian JEANJEAN était invité sur la radio France-Bleu Hérault. J'ai profité de l'émission "La ligne ouverte" pour l'interpeler au sujet des machines à voter. Ses réponses se résument ainsi:
- il m'a invité à venir en discuter à la mairie de Palavas
- il a assuré que si ces machines posaient le moindre problème, elles seraient mises au rebut
- il ne voit pas pourquoi des maires pourraient avoir la volonté de frauder
- il demande à ne pas oublier que la plupart des gens sont honnêtes [argument un peu faible face à la volonté d'hommes politiques souhaitant être élus ou réélus!]
J'ai donc appelé le secrétariat de Mr Jeanjean à la mairie de Palavas pour demander un rendez-vous. Le mardi 4 mars, on m'a assuré que j'aurais une réponse "rapidement". Rien n'est venu. Le jeudi 6 mars matin, on m'a assuré que j'aurais une réponse "avant midi". Rien n'est venu.
Pour ces raisons, je suis aujourd'hui contraint d'avertir la presse pour dénoncer la volonté de Mr Jeanjean de se voiler la face sur les dangers posés par les machines à voter. On pourrait même commencer à se poser la question: s'il sait que les machines permettent des fraudes mais ne désire rien faire, est-ce donc que lui-même bénéficie de ces fraudes pour être réélu? Je ne l'accuse pas mais je constate que son comportement ne permet d'exclure cette possibilité. Alors que si Mr Jeanjean avait retiré ces machines de la circulation, c'est avec grand plaisir que je lui aurais apporté tout mon soutien.
(Article paru en mars 2008)
Nous rediffusons la vidéo qui montre que le système est piratable
Nous souhaitons savoir ce que le maire entend faire pour le scrutin du 07 juin pour que le vote ne prête à aucune suspicion. Nous demandons pour notre part que les machines à voter ne soient pas gardées dans une salle de la mairie la veille du scrutin, mais plutôt en préfecture.
Nous continuons à demander le retrait des machines à voter pour le retour du vote papier. Nous rappelons que le ministère de l'intérieur ne préconise pas l'extension de ces machines dans les communes.
Luc ALBERNHE





