Rappel: Police Municipale, le reportage de TF1 sur Palavas fait des vagues:où en est l'enquête?
Au sein de la police où l'esprit de corps est, de prime abord, un sacerdoce, on n'hésite plus à jouer des coudes. Pour preuve. Deux syndicats nationaux - la Fédération professionnelle indépendante de la Police et l'Union syndicale professionnelle des policiers municipaux - viennent de saisir d'une plainte contre X le procureur de la République de Montpellier à la suite de la diffusion par TF1, le 4 septembre, de l'émission Appel d'urgence.
Il ressort de ce reportage, intitulé Palavas-les-Flots, un été sous surveillance, que « des agents de la police municipale de la ville sont accompagnés, dans leur mission et leurs interventions, de personnels d'agents de surveillance de voie publique (ndrl : ASVP) ». C'est du moins ce qu'affirme Phil Steens, secrétaire général à la SIPM qui s'appuie sur les textes pour rappeler que les compétences des ASVP se limitent strictement à constater les infractions relatives à l'arrêt et au stationnement des véhicules. « Ce sont trivialement des pervenches et là, on les voit se comporter comme des auxiliaires de police, effectuant des missions telles que de l'îlotage. c'est hallucinant ! », s'indigne le porte-parole, qui n'hésite pas à les présenter comme de « faux policiers ». « Jusqu'à preuve du contraire, l'immixtion sans titre dans une fonction publique est illégale ! »
En outre, le syndicaliste parisien s'indigne de voir dans ce reportage pris sur le vif un agent porter un polo réglementaire de la police municipale sur lequel coexistent les deux sérigraphies. « On le sait que toute ressemblance équivoque doit être évitée. Des circulaires existent pour ça mais on persiste à vouloir semer le trouble dans l'esprit des gens qui pensent que les ASVP sont des policiers... »
Alors, la police a-t-elle était pris la main "dans l'écran" ? Du côté du parquet, la prudence est de mise. « Il est vrai que les statuts, formations et charges des ASVP se distinguent de celles des policiers municipaux, reconnaît le procureur dela République. Avant de nuancer : Mais pour autant, au-delà des querelles intestines de corps, ma priorité reste l'efficacité contre l'insécurité. S'il y a eu confusion des genres sur les uniformes, l'enquête des gendarmes de Palavas nous le dira et nous demanderons à la commune de rectifier le tir. » Un avis que Bernard Velllutini, président de l'Union syndicale professionnelle des policiers municipaux, ne partage plus, craignant que de telles pratiques se démocratisent. « En faisant croire aux citoyens que d'importants moyens humains sont engagés par les collectivités par le simple biais de cette force supplétive, on laisse la porte ouverte à la création d'une future police au rabais, sans formation et sans recrutement sérieux. »
Edition du 15 Septembre 2007
Midi Libre.
Nous souhaiterions savoir où en est l'enquête aujourd'hui?
Quels sont les résultats ?
Quelles décisions ont été prises?
La municipalité de Palavas doit nous rendre des comptes!
Luc Albernhe





