A Palavas, une vidéo surveillance opaque
« UNE CAMERA N'A JAMAIS INTERPELLE PERSONNE ! »
A PALAVAS, UNE VIDEO SURVEILLANCE OPAQUE
Pendant les vacances, le Maire de PALAVAS s'est exprimé dans la presse sur la poursuite de l'installation de la vidéosurveillance à Palavas.
Le Parti Socialiste et le PC ont exprimé leur position.
Le débat mérite d'être approfondi. D'abord pour la démocratie, ensuite pour corriger les appréciations fantaisistes de ces dispositifs, enfin pour être réellement constructif.
Nous considérons que la sécurité est une co-production de tous les acteurs concernés. A ce titre, nous ne souhaitons pas avoir de position idéologique sur ce sujet.
Il suffit donc d'aller regarder très précisément les conclusions du rapport de l'INHES, l'Institut National des Hautes Etudes de Sécurité, rédigé en Mai 2008 à la demande, de Madame ALLIOT-MARIE, Ministre de l'Intérieur, et piloté par Alain BAUER, spécialiste de sécurité, ancien grand Maître Franc-Maçon, et dont nul ne pourra contester la hauteur de vue et l'indépendance d'esprit.
Or que dit-il ? Il constate que les systèmes de vidéo protection, même s'ils concourent à la lutte contre l'insécurité, sont loin, en France et à l'étranger, d'atteindre les performances que la réputation leur prête, tant sur le plan technique, que sur celui des personnels, de l'exploitation et des garanties pour les libertés publiques.
Aussi avons-nous pensé que pour avoir un débat sérieux sur ce sujet, il était intéressant de communiquer quelques bonnes feuilles de ce rapport de très haut niveau à nos amis internautes. (cf. : Document joint)
Pour notre part, à la lecture de ce document officiel, nous proposons pour PALAVAS que :
les principales recommandations locales du rapport soient mises en œuvre notamment
1. un diagnostic partagé de sécurité
2. un dispositif d'évaluation
3. la création d'un comité de pilotage et d'éthique local spécifique à Palavas chargé de suivre le projet et intégrant l'opposition et des habitants ou partenaires concernés
4. l'instauration d'un véritable débat démocratique avec la population sur
ce sujet.
La pratique de la démocratie - sur laquelle pèse, par ailleurs, la menace du fichier EDVIGE - et le respect des règles républicaines les plus sommaires n'étant pas assurées à PALAVAS, l'opposition sera extrêmement exigeante sur ce projet.
Jean-Louis JACQUET





